25.08.2011

Reportage n°6: Gstaad, le luxe paysan

 

SDIM0776.JPGTOURISME La station jet-set promeut un tourisme de nature et de détente. Mais le vrai luxe est ailleurs.

“Come up, slow down”, tel est le slogan de l’office du tourisme de Gstaad, village alpin posté dans une plaine idyllique entouré de montagnes, principalement connu pour les célébrités qui y résident, y passent des vacances, y échappent au fisc ou encore y attendent d’être extradées aux USA. Inventé en 2000, ce slogan se veut représentatif de la philosophie de la station, à savoir l’évasion de la vie urbaine, le ralentissement du rythme du travail. “Si t’en as marre de tout ça, monte au village et détends-toi”, traduit Reto Tschannen, manager du marketing à l’office du tourisme de Gstaad. “Ici, on peut souffler, se détendre” ajoute sa collègue Kerstin Sonnekalb, manager des relations publique. “Come up, slow down” a pour ambition de compléter l’image jet-set de la station et met en avant “les mille possibilités touristiques qu’offre la région, ainsi qu’une très grande qualité de prestation au niveau du service, de la cuisine, de l’hébergement et de l’information”, énumère Kirsten Sonnekalb, les étoiles dans les yeux, et le slogan brodé sur la blouse. 

“Gstaad est l’antithèse du slow down”

A la vue des nombreuses bijouteries, boutiques de fourrures et de montres qui incitent à la consommation, on se demandent tout de même comment le “slow down” s’applique au shopping. Contradiction? Kerstin Sonnekalb en donne une explication limpide: “On peut faire des achats un peu plus lentement”. Certains dépensent tout de même un peu moins, comme Monique, touriste française, qui ne se relaxe pas tout à fait: “Rien que boire un verre à une terrasse me tend, tellement c’est cher”.

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18.08.2011

Vague de faux passeports au tessin

 

SDIM0708.JPGA Chiasso, la saisie de faux papiers d’identité a augmenté de 66% en un mois. Le taux de requérants d’asile ne faiblit toujours pas.

 

9h du matin, à la gare de Chiasso, ville frontière au sud du Tessin. Un homme est arrêté au sortir du train en provenance de Milan. Son passeport bulgare, pourtant muni de tampons et visas officiels indiens, est un faux. Originaire du Bangladesh, l’homme a payé 3000 euros pour la contrefaçon.

Fouillé par les gardes-frontières, il demande l’asile pour gagner quelques semaines. Il ramasse lentement ses deux sacs de voyage avant d’être escorté par deux gardes-frontières vers le Centre d’enregistrement et de procédure, un bâtiment gris à l’allure carcérale à quelques mètres de la gare.

Les faux passeports sont le nouvel obstacle des 300 gardes-frontières tessinois. Le mois dernier, plus de 50 documents factices ont été interceptés à Chiasso, contre 30 habituellement. «Pour venir en Suisse, il faut un passeport, un permis de séjour et un titre de voyage valables», explique Davide Bassi, porte-parole des gardes-frontières tessinois. «Depuis peu, des faussaires en Italie fournissent un multipack de ces trois papiers falsifiés.»

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16.08.2011

Gstaad, ah si j’étais riche…

 

SDIM0786.JPGAprès une semaine de dolce vita au Tessin, je suis arrivée à Gstaad. Fini le Sud, le linge qui sèche à la fenêtre, les petites maisons de pierre, les “Ciao come stai?”, le pédalo sur le lac Majeur, les films japonais au festival de Locarno, les desserts offerts au resto par le vieux serveur charmeur.

Ici, c’est un autre monde. Un autre univers, même. J’ai tenté une petite balade à travers la ville, hier après-midi. En jeans et vieilles baskets. Pure provoc. Une gamine pianotait sur son smartphone en robe de grande marque, tandis que son frère regardait les couteaux suisses dans les vitrines en triturant le col de son polo blanc immaculé. La mère, une blonde BBB (Brushing Brigitte Bardot) et aux lunettes de soleil démesurées demande à son mari de réserver les vélos électriques pour la rando du lendemain. Ce tableau familial se reflète à l’infini dans la rue “Promenade”.

Ce matin, immersion totale dans le luxe: farniente à la piscine du Gstaad Palace, grâce au pass accordé aux journalistes (et apparemment aussi aux blogtrotters téméraires).

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11.08.2011

Reportage n°4: Le Raja suisse qui veut refaire le monde

SDIM0642.JPGMEDITATION TRANSCENDANTALE Félix Kägi voulait raser Genève en 2005 pour la reconstruire selon les lois védiques. Il entend révolutionner le monde par la méditation. Rencontre.

Seelisberg. Une vue plongeante sur un lac turquoise entouré de montagnes. C’est dans ce site magique au coeur de la Suisse centrale que se trouve le siège de la Méditation Transcendantale (MT). Ce mouvement mondial, qui mêle hindouisme et technologie a connu un franc succès dans les années 70, quand l’Indien Maharishi Mahesh Yogi, feu gourou des Beatles a dispensé des cours à Seelisberg. Aujourd’hui, yogis confirmés et débutants venus pour un stage de méditation arpentent l’établissement. Une quarantaine de femmes expertes, “les mères divines”, sponsorisées par quelques riches anonymes, y méditent quotidiennement pour le bien de l’humanité.

1% de la population suffit

Le Raja de Suisse, l’une des principales instances du mouvement, est de passage à Seelisberg. En cette belle soirée estivale, le Saint-Gallois Félix Kägi a troqué la tunique blanche et la couronne dorée qu’on lui connaissait pour un costume blanc impeccable et une cravate rose. Son regard est vif, quand il ne ferme pas les yeux pour se recentrer sur son univers intérieur. “Le pacte de trois personnes a suffit à créer la Suisse. Il suffit de peu pour faire évoluer la conscience collective”, dit-il.

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10.08.2011

Nuit d’horreur dans la paille

 

SDIM0668.JPGCroyant m’offrir une petite nuitée pépère à Brunnen (Schwytz) samedi dernier avant d’entamer une cinquième semaine de reportage au Tessin, je me suis laissé séduire par les charmes de la vie à la ferme. “Schlaf im stroh” ou “Aventure sur la paille” dans la traduction française, est un concept répandu en Suisse. Des voyageurs de passage, pèlerins sur le Jacobsweg, touristes téméraires, jeunes fauchés ou blogtrotters, dorment dans la grange d’une ferme, sur de la paille.

La nuit tombée, fatiguée quoique toute contente dans mon sac à viande et recouverte par trois couvertures de l’armée suisse mises à disposition, je regonfle mon coussin artisanal en ramenant de la paille sous ma tête. Opération délicate: la paille se colle à la manche à la manière du sable qui colle à la peau fraîchement enduite de crème solaire. Malgré la sensation hérisson, je m’apprête à tomber dans les bras de Morphée. Mais non.

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07.08.2011

La chaîne des plus vieux métiers

SDIM0625.JPGHoho, bande de coquins. Pas du plus-vieux-métier-du-monde, je vous vois venir. Non, les professions où l’on travaille la terre, ses ressources, ses animaux.

1. Lui s’appelle Hans Aschwanden. Un nom de famille partagé par 50% des gens de Seelisberg. Sa fromagerie domine les quelques maisons du village. Seul fromager de tout le canton d’Uri, Hans fait du “Miude” (fromage doux) et du “Würtzige” (corsé), uniquement avec du lait de vache. Il le vend chez lui, aux touristes allemands qui débarquent par cars entiers écouter une petite conférence sur l’origine du lait (à savoir le pis d’une vache, je ne plaisante qu’à moitié, il paraît que certains l’ignorent) et goûter les précieux frometons.

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02.08.2011

Mon 1er août so swiss au Grütli

SDIM0538.JPGC’est à pied que je suis partie de Seelisberg pour me rendre à la plaine du Grütli à l’occasion du 1er août. Après le contrôle policier au départ du Rütliweg (prévu pour empêcher les regroupements d’extrême droite sur la plaine), j’ai descendu le sentier de gravier qui serpente entre les longs troncs d’arbres derrière lesquels on aperçoit le lac quasi turquoise d’Uri.

Arrivée à la plaine vers les 13h, je fais patiemment la queue derrière plusieurs dizaines de T-shirts, casquettes, et fanions rouges et blancs. Le soleil tape. Certaines épaules dénudées arborent furieusement les couleurs du pays, surtout en contraste avec la marque du marcel. Le choix de la nourriture est cornélien: cervelas, saucisse de veau ou frites. Voire les trois en même temps. Niveau boisson, le rivella rivalise avec le coca dans le top trois (sur trois) des boissons proposées.

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31.07.2011

Ambiance de feu chez Guillaume Tell

A peine arrivée par car postal à l’hôtel “Tell” du petit village de Seelisberg (Uri), je fais la rencontre de deux locaux pleins d’anecdotes, attablés à la Stammtisch du coin resto. Alex, chauffeur, et Res, informaticien, m’invitent pour une tournée de schnaps. Que j’adore l’hospitalité suisse-allemande. Et le schnaps aux fines herbes. Res porte la chemise traditionnelle par excellence, bleue claire parsemée d'edelweiss. Quant à Alex, il arbore la créole dorée à l'oreille, mode intemporelle outre-Sarine. Les deux se disent "plutôt patriotes" et "reconnaissants" plus que fiers de la Suisse.

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30.07.2011

Reportage n°3: Genève, un canton étranger

 

SDIM0431.JPGIDENTITE 35% de Genevois, 25% de Confédérés et 40% d’étrangers habitent un canton où l’on se sent moins suisse que genevois.

“-Where are you? -Eu estou no ônibus -Do të jetë e drejtë!” Dans le tram genevois on entend parler une dizaine de langues par jour, du portugais à l’anglais, en passant par l’arabe et l’albanais. Avec plus de 40% d’étrangers, Genève dépasse de loin la moyenne suisse (20%). Après avoir fêté le 1er août, on peut poser la question taboue: Genève est-il encore un canton suisse?

L’identité suisse en danger?

“Si une majorité d’enfants dans une classe ne parle pas le français, l’identité suisse est clairement menacée” soutient Céline Amaudruz, la jeune présidente de l’UDC Genève. Plus que la langue, les étrangers devraient “adopter nos valeurs (liberté, indépendance, laïcité)” continue la blonde au tailleur impeccable. Carlos Medeiros, vice-président du MCG y ajoute le respect des coutumes locales: “Je suis d’origine portugaise, mais je ne vais pas faire griller mes sardines à 22h sur mon balcon et enfumer tout l’immeuble”. Plus encore, “les étrangers ne doivent pas être trop visibles, pour que les Suisses ne se sentent pas envahis”, lâche-t-il en rembarrant d’un geste agacé une mendiante Rom.

Pour la socialiste Liliane Maury-Pasquier, conseillère aux Etats, la présence d’étrangers à Genève découle de la plus pure tradition suisse. Le pays “est une association de différentes entités qui se regroupent pour le bien commun”, dit-elle en citant avec conviction le dicton helvétique “un pour tous, tous pour un”. Elle regrette cependant que “40% de la population n’ait pas la possibilité de participer politiquement”.

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28.07.2011

Reportage n°2: Révolution arabe à Andermatt

 

Image 2.pngComment un multimilliardaire égyptien a-t-il convaincu un petit village endormi de se muer en haut lieu touristique? Reportage à Andermatt.

Samih Sawiris. A Andermatt (1300 habitants, Uri), ce nom est sur toutes les lèvres. Depuis que le richissime Egyptien est venu présenter son projet immobilier en 2005, les habitants ne parlent plus que des 6 hôtels luxueux, du terrain de golf, du spa, des 490 appartements et des 20 villas cossues qui doubleront la taille du petit village coincé entre les montagnes.

Fait exceptionnel: le projet à 1,8 milliard de francs a tout de suite reçu l’aval de la commune, du canton et même de la Confédération. «Sawiris est arrivé au bon moment.» Roger Nager, président de la commune, explique: «Avec le retrait de l’armée, le travail manquait, les gens s’en allaient.»

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26.07.2011

Quand l’été à Genève est aussi naze que l’hiver

SDIM0400.JPGIl fût un temps où Genève était un des piliers de l’activité estivale en Suisse. Fêtes de Genève, Pré-fêtes, concerts en plein air, plages sur les deux rives du lac, terrasses alternatives au bord du Rhône, ambiance shorts, tongues et chapeaux de paille dans toute la ville. Ce temps-là est révolu, anéanti par le temps qu’il fait.

Les Genevois râlent. Et plus que d’habitude. “De dieu de dieu, quel temps chiasseux!”. “J’vous avais bien dit qu’avec un mois de mai aussi chaud, on serait puni en juillet, de bleu!”. “Le pire c’est qu’y a même plus ma taille dans les derniers soldes!”.

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24.07.2011

La Pointe fait grise mine sous la pluie

 

SDIM0364.JPGThe place to be pour faire trempette cet été à Genève, c’est la Pointe de la Jonction. Là où l’Arve et le Rhône s’étreignent comme des amants passionnés pour ne former qu’un seul fleuve jusqu’à la mort (et jusqu’à la mer). Les berges qui longent le Rhône ont été aménagées pour les baigneurs cette année, et le pont Sous-Terre leur sert de plongeoir (bien que cette dernière pratique soit interdite). Le lieu a un succès fou auprès des jeunes bobos et babas, des familles avec des enfants sachant bien nager (le courant du fleuve est fort), et des propriétaires de chiens, qui apprécient autant la promenade que la baignade.

Pleine de bonne volonté, j’y ai emporté mon appareil photo. Mais point d’heureux vacanciers s’élançant en masse et en criant dans le courant du fleuve ce week-end. Les températures frisquettes n’encourageant pas la baignade, la plupart des promeneurs regardent passer les canards, un pull sur les épaules, ensaucissonnées dans leur linge de bain.

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21.07.2011

Chez les «vrais» Suisses

 

Pour les habitants du Haut-Valais, la majorité des Suisses sont des «Suisses de l’extérieur». Reportage dans le village d’Ernen.

Romands, vous croyiez être de vrais suisses? Détrompez-vous, vous n’êtes que des Suisses de l’extérieur. A Ernen, un village de 540 habitants dans la vallée de Conches où les maisons de bois sont aussi sombres qu’anciennes, on est soit un Valaisan, soit un “Usserschwizer” (Suisse de l’extérieur). Et encore.

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20.07.2011

Ils prennent la pose sur le chantier

 

SDIM0295.JPG“Eh Markus! Viens-voir, y a une journaliste “welsche” qui prend des photos! On lui fait visiter ou quoi? Faut lui donner un casque!” Les ouvriers du chantier à côté de la gare d’Andermatt, où se construit le futur hôtel 5 étoiles plus “The Chedi”, me tendent un casque vert, et tout sourire, me font visiter un bout du chantier. Je ne me doutais pas en m’y aventurant que j’allais devenir l’attraction du jour. Eux non plus, d’ailleurs, ne pensaient pas être un sujet d’observation si intéressant. Mi-gênés, mi-flattés d’être photographiés, ils se lancent des vannes et rient à gorge déployée. “Vas-y toi! Prenez-le plutôt lui en photo!”

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17.07.2011

Un renard peut en cacher un hôte

 

SDIM0257.JPGJe sors du train à Andermatt, ma seconde destination, samedi 16 juillet. Première impression du bled: Des drapeaux partout. Ceux avec la croix suisse et ceux avec le taureau uranais doté d’un piercing aux naseaux. Des montagnes, aussi. Et puis des immeubles en construction. De ces derniers, je vous parlerai dans mon reportage sérieux n°2, qui abordera le projet immobilier monstre qui est en train de transformer Andermatt (le reportage sérieux n°1 sera bientôt sur le blog).

Je traîne ma valise jusqu’au sommet de la colline où se trouve la maison d’hôte. Une autrichienne d’un certain âge m’accueille. J’entre, et là, c’est la panique: un renard me fixe, les yeux injectés de sang, gueule ouverte, prêt à bondir, quoique fixé au mur comme ses amis empaillés (à savoir, la fouine, la tête de chamois et une collection de minis-chiens en peau de lapin). Ma première pensée: “Mais qu’est-ce que je fais là? C’est quoi cette idée d’aller dormir chez l’habitant? C’est un truc de vieux, ça, j’en ai la preuve devant moi. Quand j’aurais atteins l’âge de décorer mon appartement avec les animaux des bois de Quat’sous et des tableaux de gentianes, je retenterai l’aventure”.

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13.07.2011

Les pendus vous souhaitent la bienvenue

 

galgen.JPGMalheur à ceux qui voient Ernen comme un simple petit village bucolique du Haut-Valais. Le voyageur qui, par étourderie, par présomption de bienveillance, par naïveté extrême, n’aurait pas senti, dans la noirceur des maisons en bois (datant pour certaines du 16e siècle et toujours habitées), dans le regard silencieusement moqueur des villageois ou encore dans le manque d’amabilité du conducteur du Postauto (prononcer “pochtaouto”), planer la menace et le danger, ce voyageur donc, sera hautement surpris par la colline qu’il apercevra au loin depuis la fin du village...

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08.07.2011

Blogtrotters, les préliminaires

200216_208794979136867_208793742470324_889928_8099925_n.jpgVous connaissez les Blogtrotters de l’Hebdo? Vous savez, ces 5 jeunes qui partent chaque été à l’autre bout du monde pendant 6 semaines et qui rédigent des articles? Chaque année a sa volée de reporters en herbe, et pour 2011, votre serviteuse (effectivement, “serviteuse” est un mot inventé, mais il a la double fonction de ressembler au terme “serviteur” et donc par extension à l’expression “votre serviteur”, ainsi que d’éviter un pic de désir chez quelques DSK helvétiques qui se seraient senti émoustillés par l’expression “votre servante”, trop évocatrice du fantasme ancillaire en vogue) sera de la partie, avec quatre autres apprentis journalistes.

Le principe: chaque Blogtrotter (c’est un titre très sérieux qu’il nous incombe de porter avec honneur) trace son itinéraire perso en passant par six lieux principaux (un par semaine). Le choix des lieux se fait par rapport à une thématique d’actualité. Cette année, au lieu de parcourir le monde comme nos prédécesseurs, nous sommes invités à repousser les limites géographiques et à aller encore plus loin: nous irons donc en Suisse.  Nous devrons fournir un reportage “sérieux” par semaine, et le meilleur des cinq sera publié dans l’Hebdo. Les autres seront mis sur le Blog des Blogtrotters tout comme moult autres articles plus légers, chroniques, photos, vidéos et autres posts croustillants.

“Ne vous prenez surtout pas pour des journalistes” nous a prévenu Alain Jeannet, rédacteur en chef de l’Hebdo, à la dernière réunion. “On ne veut pas de sujets cent fois lus, ni de généralités. Traquez l'anecdote, le jamais-vu, l’insolite”.

Pour traquer l’insolite, on a tous reçu un appareil photo, une mini-caméra et un ordinateur portable par un grand magasin qui nous sponsorise. Je suis personnellement passé aujourd’hui au rayon appareil photo du grand magasin en question pour me faire expliquer quelques détails de la bête (un gros truc noir et lourd avec un objectif de pro):

-Euh, c’est où qu’on met le format en jpeg? Pis y fait vidéo aussi? Ah non? J’ai apporté mon ordi, là. Ca vous gêne de me montrer comment je mets les photos dessus?

Le vendeur fût cool. Tel sera notre voyage. Et tels seront ceux qui suivront nos aventures helvétiques sur le blog. Et Tell sera fier de nous. Et un pour tous, tous pour un, nom de bleu.

28.06.2011

Comment changer de tête comme de chemise

makeover-2.jpgmakeover-4.jpgmakeover-3.jpgmakeover-5.jpgtete.jpg

Hé hé. Ma soeur m’a filé l’adresse d’un visagiste génialissime. J’ai changé de tête en quelques minutes. Paf, fini les cheveux longs. J’ai une coupe à la garçonne, la mèche coiffée comme nos bobos genevois de 18 ans. Avec un maquillage de star. Et le lendemain, longs cheveux noirs ondoyants sur les épaules. Les yeux azurs. Dingue, ce visagiste.

Alors oui, il y a anguille sous roche, vous me direz. Il y a trucage, bug, roublardise.

Ca sent la ruse à plein nez. J’avoue, un truc, il y a. Le phénomène est virtuel.

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12.05.2011

Les 7 fléaux du printemps (spécial filles)

AJrc0001.jpg1. Vous avez craqué pour les ballerines en solde du modèle “hiver”. Trop chou la grolle: l’extérieur en cuir noir, le petit noeud assurant un décolleté glamour des orteils, l’intérieur fourré en poils synthétiques provenant d’un bébé peluche plus doux que nature. Et là, le drame. Au lieu d’avancer avec légèreté et style dans les rues basses la plante du pied caressée par lesdits poils de bébés peluches, vous suez à grosses gouttes dans vos ballerines, et leur intérieur a l’apparence et le toucher d’un vieux chien mouillé.

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02.03.2011

Revanche à l’Apple Store Genève (2/2)

 

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Suite de la précédente chronique La mauvais foi tenace d'en expert à l'Apple Store Genève...

Quelques jours plus tard, j’entre à nouveau dans l’Apple Store en compagnie de Best Geek Friend, qui rayonne de nonchalance sous son aura d’ingénieur en informatique doublé du titre ô combien prestigieux d’installateur de la précédente borne wifi. Sacré contraste avec mon humeur du jour qui se résume à répéter de manière survoltée: “Ha ha, le pauvre gars, tu vas lui expliquer son boulot et il ne va pas comprendre ce qui lui arrive! Ouh que je me réjouis”! Nous cherchons donc le vil vendeur qui m’avait, dans un acte de foolishness total, laissé sa carte (oui, celle où il était écrit “expert” à côté de son nom). Ca y est le voilà! Nous l’abordons, je lui rappelle qu’il m’avait dit de venir lui présenter quelqu’un qui pourrait lui expliquer comment marchait internet avec la borne. BGF commence à l’interroger façon Socrate:

-Alors selon vous, l’Airport Express ne peut pas servir de routeur wifi?

-Absolument pas, répond l’autre en riant, avec le ton agréable et enjoué qui le caractérise.

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